LA MANUFACTURE JAEGER-LECOULTRE CELEBRE 175 ANS DE DEVELOPPEMENT CONTINU AUTOUR DE L'ATELIER D'ANTOINE LECOULTRE



Acteur majeur de l’histoire de l’horlogerie depuis le XIXe siècle, Jaeger-LeCoultre célèbre en 2008 175 ans de développement continu autour de l’atelier de son fondateur. Cet anniversaire se traduira à travers la création de garde-temps exceptionnels, d’expositions et d’événements exclusifs à travers le monde. Premier temps fort, à partir d’avril 2008, la Galerie du Patrimoine Jaeger-LeCoultre accueille une exposition temporaire consacrée aux racines de la Manufacture.




L’aventure commence en 1833, lorsque l’horloger autodidacte Antoine LeCoultre s’établit à son compte suite à l’invention d’une machine à tailler les pignons d’horlogerie. L’invention est bientôt suivie de dizaines d’autres, puis de centaines de brevets dont chacun fait rayonner davantage l’horlogerie suisse. Le petit atelier grandit si vite qu’il est bientôt surnommé « la Grande Maison ». La Manufacture occupe en 1888 déjà près de 500 horlogers, techniciens et artistes.

Depuis 175 ans, Jaeger-LeCoultre a créé et fabriqué plus de 1000 calibres différents, déposé plus de 300 brevets. La Grande Maison compte à son actif des premières mondiales, des superlatifs et des montres de légende comme la Reverso, la Duoplan, la Memovox, la Polaris, la Gyrotourbillon I, ou encore la pendule perpétuelle Atmos. Aujourd’hui plus de 1000 personnes oeuvrent sous les toits de la Manufacture et maîtrisent tous les savoir-faire horlogers pour en faire la marque la plus inventive de l’horlogerie.

Aux origines du village du Sentier, berceau de Jaeger-LeCoultre

Rien ne semblait prédisposer la Vallée de Joux à devenir la Rome des grandes complications horlogères. Perchée à 1000 mètres d’altitude, hors de tout itinéraire commercial, cernée de cols souvent fermés par d’interminables hivers, la Vallée de Joux vit sous le règne d’un climat qui compte parmi les plus inhospitaliers de tout l’Arc jurassien. Ces conditions extrêmes ont singulièrement contribué au destin de la région. Elles ont aiguillonné l’esprit d’invention des femmes et des hommes qui s’y sont installés. Elles leur ont imposé la polyvalence, l’opiniâtreté, la patience et l’esprit d’entreprise. Elles leur ont appris à inventer pour survivre.

Les racines de Jaeger-LeCoultre plongent au plus profond de l’histoire de la Vallée de Joux. Dès le XVIe siècle, la famille LeCoultre y joue un rôle de pionnier. Réfugié Huguenot ayant fui les persécutions religieuses en France, le lettré Pierre LeCoultre (vers 1530 – vers 1600) obtient le
statut convoité d’« habitant » de la ville de Genève en 1558. Animé par son goût de l’aventure et du défi, il quitte la cité de Calvin l’année suivante pour acquérir son premier terrain à la Vallée de Joux : une parcelle couverte de forêts, territoire des ours et des loups. La charte qu’il signe à cette occasion marque l’histoire régionale. Pierre LeCoultre s’engage à défricher la forêt, bâtir des maisons, cultiver des céréales et élever des animaux. En dépit des nombreux obstacles et des péripéties, la petite communauté fait souche et s’étoffe. Le fils de Pierre LeCoultre l’émancipe définitivement en bâtissant un temple en 1612, qui marque la naissance du village du Sentier.

Antoine LeCoultre, inventeur de génie et fondateur de Jaeger-LeCoultre

Dixième génération depuis le premier LeCoultre de la Vallée de Joux, le fondateur de la Manufacture Jaeger-LeCoultre se distingue dès son plus jeune âge par son caractère industrieux et visionnaire. Dans la petite forge familiale, Antoine LeCoultre (1803-1881) s’initie aux mystères de la métallurgie. Il invente avec son père de nouveaux alliages, perfectionne les lames vibrantes des boîtes à musique et jette les bases de l’ industrie des rasoirs. Sa soif de progrès et sa volonté à confronter les connaissances empiriques au savoir scientifique le mènent bientôt au plus noble des arts mécaniques : l’horlogerie.

En 1833, suite à l’invention d’une machine à tailler les pignons horlogers, Antoine LeCoultre fonde le premier atelier de ce qui deviendra la Manufacture Jaeger-LeCoultre. Un à un, il acquiert les principaux savoir-faire horlogers nécessaires à la fabrication d’un mouvement horloger complet, s’approchant peu à peu de ce qu’il appelle son « plan primitif ». Il invente de nombreuses machines qui franchissent des pas de géants dans le domaine de la précision. Il crée le Millionomètre (1844), premier instrument de l’histoire des techniques capable de mesurer le micron. En 1847, son « remontoir à bascule » est le premier système fiable permettant de remonter la montre et de la remettre à l’heure sans utiliser de clé.

Du petit atelier à la « Grande Maison »

En 1866, le petit atelier devient la première Manufacture de la Vallée de Joux. A une époque où les savoir-faire horlogers étaient dispersés en plusieurs centaines de petites structures de production à domicile, Antoine LeCoultre et son fils Elie (1842 - 1917) font oeuvre de pionnier. Rassemblés sous un même toit, les femmes et les hommes peuvent pour la première fois partager leurs secrets de fabrication, enrichir leurs connaissances respectives. En un mot : conjuguer leurs talents. Ils développent en particulier les premiers procédés partiellement mécanisés de fabrication des mouvements compliqués.

En 1888, la Manufacture LeCoultre emploie déjà près de 500 personnes. A la Vallée de Joux, elle est désormais surnommée « la Grande Maison » ! Sa créativité dans le domaine des mouvements est tout simplement prodigieuse. De 1860 à 1900, la Manufacture crée plus de 350 calibres différents ! La moitié comporte des complications : 99 répétitions différentes dont 66 répétitions minutes, et 128 chronographes, 33 calibres réunissaient dans un même gardetemps le chronographe et la répétition. Et à partir des années 1890, la Manufacture fabrique ses premières Grandes Complications, soit des montres contenant trois complications horlogères majeures : quantième perpétuel, chronographe et répétition minutes.

Quand LeCoultre rencontre Jaeger

En 1903, un bruit court dans l’horlogerie helvétique : l’horloger de la Marine parisien Edmond Jaeger (1858 – 1922) met au défi les Suisses de fabriquer des calibres ultraplats de son invention. Petit-fils du fondateur de la Manufacture, Jacques-David LeCoultre (1875 – 1948) est alors responsable de la fabrication chez LeCoultre & Cie. C’est lui qui relèvera le défi. De sa collaboration, puis de son amitié avec Edmond Jaeger allait naître l’une des plus extraordinaires collections de montres ultraplates, dont la plus plate du monde, équipée du Calibre LeCoultre 145 (1,38 mm de hauteur). Suivraient des oeuvres pionnières dans le domaine des montres bracelets. Et enfin : la marque Jaeger-LeCoultre.

Aujourd’hui, l’on oublie souvent que la diffusion de la montre-bracelet suscita de nombreuses résistances. Au début du XXe siècle, les hommes la rejetèrent, arguant qu’elles demeurerait un attribut exclusivement féminin. Bien des horlogers reculèrent devant les contraintes qu’elle imposait : miniaturisation extrême, résistance aux chocs, étanchéité… Autant de défis que LeCoultre et Jaeger relevèrent pour accorder à ce nouveau type de garde-temps ses véritables lettres de noblesse. Les meilleurs horlogers furent mis à contribution pour créer des calibres mécaniques d’une petitesse extraordinaire. Menées de pair, les recherches esthétiques et techniques aboutirent à la création de calibres fins et compliqués destinés à épouser la forme de boîtiers minuscules, de la plus grande élégance.


Les premières icônes

Imprégnée des valeurs de l’Art déco, les années 1920-1930 donnent le jour aux premières icônes de Jaeger-LeCoultre. En une poignée d’années, naissent successivement la montre Duoplan (1925) à l’origine des actuelles Joailleries 101 ; la pendule perpétuelle Atmos (1928) et enfin la célébrissime montre Reverso (1931). Ces créations ont non seulement marqué l’histoire de l’horlogerie, mais elles ont traversé les décennies jusqu’à nos jours, accédant au statut de grands classiques. Leurs concepts géniaux ont attisé l’esprit d’invention des horlogers de la Manufacture qui n’ont eu de cesse de les réinterpréter, de les perfectionner et de les renouveler pour les faire vivre.

Née en 1925, la première de ces créations de légende porte le nom de Duoplan, en référence à la structure de son mouvement. A cette époque, la mode est aux montres-bracelets de très petite taille. Or la miniaturisation extrême aboutit souvent à une perte de fiabilité. La Duoplan offre une solution aussi simple que géniale pour réconcilier l’excellence technique à l’élégance. Son mouvement est construit sur deux étages, ou deux plans, ce qui permet de conserver un balancier de grande taille, donc une précision optimale. Et pour ne pas faire dans la demimesure, la Duoplan est l’une des premières montres sertie sur acier. Assurée par la Lloyd’s de Londres, elle bénéficiait d’un service après-vente unique. Le mouvement endommagé était remplacé en quelques minutes. Si bien que le détaillant londonien Tyme déclarait dans sa vitrine : « durant la réparation de votre montre, vous n’aurez pas le temps de terminer votre cigarette ».

En 1929, le plus petit calibre de la famille des Duoplan, le Calibre 101 pulvérise le record du plus petit mouvement mécanique du monde. Pour saisir l’importance de l’événement, il faut se rappeler que, depuis la naissance de l’horlogerie au Moyen Âge, les horlogers ont multiplié les efforts pour inventer des mécanismes toujours plus petits. Or, depuis 1929, la quête de la miniaturisation semble avoir atteint son terme. Avec ses 14 mm de longueur, 4,8 mm de largeur et 3,4 mm d’épaisseur, le Calibre 101 détient toujours le record du plus petit mouvement mécanique jamais réalisé. Fabriqué sans interruption depuis 1929, Les 74 pièces qui le composaient initialement (il en compte 98 aujourd’hui), assemblées et achevées à la main, pèsent à peine 1 gramme.

Présenté en 1928 par l’inventeur neuchâtelois Jean-Léon Reutter, le premier prototype de la pendule Atmos connaît un retentissement considérable. La presse du monde entier se fait l’écho de cette invention qui touche du doigt le vieux rêve du mouvement perpétuel. Il faudra tout le savoir-faire des horlogers de Jaeger-LeCoultre pour passer du statut de prototype à celui de pendule de Belle Horlogerie. L’Atmos puise son énergie dans les plus infimes changements de température. Une fluctuation d’un degré pour la faire fonctionner durant deux jours. Elle consomme 60 millions de fois moins d’énergie qu’une ampoule électrique de 15 Watts ! Cadeau officiel de la Confédération helvétique depuis plus d’un demi siècle, pendule des grands hommes et des grandes dames, cet objet culte célèbre en 2008 ses 80 ans !


Date clé dans l’histoire de Jaeger-LeCoultre, 1931 marque la naissance de la montre Reverso.

Lors d’un voyage d’affaire en Inde, César de Trey, distributeur des garde-temps Jaeger-LeCoultre rencontre d’anciens amis, officiers britanniques. Ces grands amateurs de polo mettent le Suisse au défi de créer une montre capable de supporter les chocs de leur sport favori. De retour en Suisse, De Trey confie son projet à Jacques-David LeCoultre. Ainsi naît la Reverso dont le nom s’inspire du latin « je me retourne ». Un simple geste permet de faire pivoter son boîtier sur son brancard pour protéger le verre de la montre. Le verso peut être personnalisé à volonté. Mariant élégance et sportivité, la Reverso devient un grand classique de l’Art déco, un mouvement culturel dont elle concentre toutes les valeurs : raffinement, artisanat d’art, clarté esthétique et goût de la fête.

Des garde-temps au service de l’homme actif des Trente glorieuses

Après le cataclysme de la Seconde guerre mondiale, l’Occident connaît un développement économique, démographique et urbain sans précédent durant trois décennies, présidées par les valeurs d’efficacité, de résistance et de libération de l’homme par la technique. Jaeger-LeCoultre contribue à ce mouvement en créant les montres de l’« homme actif » : celui qui doit reconstruire et repenser le monde. L’inventivité est orientée dans les domaines de la résistance aux chocs et au magnétisme, l’étanchéité, la précision chronométrique, et les fonctions utiles comme l’alarme, le calendrier, ou le remontage automatique.

En 1946, Jaeger-LeCoultre présente son premier calibre automatique : le Calibre Jaeger-LeCoultre 476. Depuis cette date, la Manufacture n’a cessé d’innover dans ce domaine : masse à butées, masses à rotor, masses en or, remontage unidirectionnel puis bidirectionnel, haute fréquence, billes en céramiques, etc.

Plus encore que la montre automatique, la Memovox (littéralement la voix de la mémoire) incarne le temps organisé et efficace des Trente Glorieuses. Sa sonnerie rythme les échéances de la vie quotidienne: réveil, rendez-vous, horaires de train ou parcmètres. En 1956, la ligne Memovox s’enrichit d’une première mondiale, le Calibre Jaeger-LeCoultre 815 qui cumule la fonction de réveil avec le remontage automatique. Trois ans plus tard, ce calibre équipe le Memovox Deep Sea : première montre de plongée automatique à réveil. Elle est bientôt suivie de la Memovox Polaris qui devient le symbole de l’esprit conquérant des années 1960, et qui a servi de source d’inspiration majeure pour le design des lignes actuelles Master Compressor et AMVOX.

Le 3 août 1958, le premier sous-marin nucléaire américain atteint le Pôle Nord dans un périple qui relie l’Océan Atlantique au Pacifique par la voix la plus directe et la plus rapide. Quelques mois plus tard, Genève offre le Chronomètre Geophysic de Jaeger-LeCoultre à William R. Anderson, commandant du sous-marin, en hommage à son exploit technique et humain.

Des fonctions quotidiennes aux raffinements mécaniques exclusifs

Dotées de fonctions d’usage quotidien (réveil, remontage automatique, fuseaux horaires…), les créations des Trente Glorieuses comme la Memovox, la Futurematic ou la Geophysic ont légué leur philosophie à l’actuelle ligne Master Control. Créée en 1992, cette dernière marque une étape fondamentale dans la conquête de la précision puisque que, pour mériter son titre de « Master », chaque montre finie doit dès lors sortir victorieuse d’une batterie de six épreuves redoutables effectuées durant 1000 heures, soit environ six semaines ! Pour créer cette nouvelle référence, la Manufacture jouit à cette époque d’une expérience plus que séculaire. Elle s’appuie en particulier sur les travaux relatifs aux calibres à haute fréquence, introduits en 1970 et sur les progrès des systèmes de remontage automatiques à rotor, introduits en 1959. Expression du classicisme horloger absolu, la ligne Master Control s’enrichit bientôt de créations dotées de complications horlogères classiques comme le calendrier perpétuel, le tourbillon, ou la répétition minutes.

En 1991, la Reverso accueille ses premières complications. La saga des série limitées Reverso en or rose puis en platine peut commencer : tourbillon, répétition minutes, calendrier perpétuel, chronographe rétrograde… En 1994, la Reverso Duoface propose pour la première fois deux
cadrans dos à dos offrant deux fuseaux horaires. Sa petite soeur la Reverso Duetto est créée en 1997 pour les femmes : son verso évoque le temps du jour alors que son verso serti célèbre les heures de la nuit.


Le XXIe siècle, ou la créativité sans limite

Placées sous le signe de l’invention, les premières années du XXIe siècle comptent parmi les plus fécondes de toute l’histoire de Jaeger-LeCoultre : depuis le passage à l’an 2000, la Manufacture a créé plus de 50 nouveaux calibres ! Parmi lesquels des grandes complications, tourbillons,
répétitions minutes, chronographes, quantième perpétuels, 15 jours de réserve de marche, premier calibre dépourvu lubrifiant, etc. Simultanément, plus de 50 brevets ont été déposés pour protéger des inventions aussi bien dans les domaines des mouvements que des boîtiers.

Des montres ultra-compliquées aux créations de haute joaillerie, en passant par les Atmos compliquées, les AMVOX, Master Compressor Diving ou encore les Reverso Squadra, Jaeger-LeCoultre s’impose comme la référence de la Grande Horlogerie.

Le XXIe marque une autre étape majeure de l’histoire de Jaeger-LeCoultre : la création des premières montres-bracelets à grandes complications (soit au moins trois complications majeures dans une montre). En 2004, les horlogers de la Manufacture créent la Gyrotourbillon I. Montre superlative, elle offre le tourbillon sphérique gravitant sur deux axes ; un calendrier perpétuel à indicateurs double rétrograde et un heure solaire marchante. Pour couronner le tout, elle offre une autonomie de huit jours. L’assemblage et le réglage de ce chef-d’oeuvre sont confiés à un seul horloger. Son Calibre Jaeger-LeCoultre 177 ne compte pas moins de 679 composants. Quant aux quelque 100 composants du tourbillon sphérique, ils pèsent à peine un tiers de gramme.

Première montre de l’histoire de l’horlogerie dotée de trois cadrans animés par un seul mouvement, la Reverso grande complication à triptyque interprète trois dimensions temporelles. Sur son recto, l’heure civile est rythmée par un tourbillon isomètre à ellipse. Son verso offre une équation du temps et le calendrier zodiacal. Son troisième cadran est intégré à son brancard : un calendrier perpétuel instantané est actionné tous les 24 heures, à minuit sonnantes.

En 2008, Jaeger-LeCoultre rend hommage à l’esprit pionnier de ses fondateurs en créant quatre séries limitées en or rose, chacune pourvue de complications emblématiques de l’histoire de la marque : la répétition minutes, le calendrier perpétuel, le tourbillon et les calibres ultraplats.
Réplique des Memovox Polaris de 1965 et 1968, la Memovox Tribute to Polaris rappelle les grandes heures de l’histoire de Jaeger-LeCoultre dans le domaine des montres de plongée. Une collection prodigieuse d’Atmos ouvre de nouveaux horizons pour la célèbre pendule perpétuelle qui célèbre ses 80 ans. Quant à la Reverso Gyrotourbillon 2, elle offre pour la première fois à la célèbre montre réversible un tourbillon sphérique. Elle ajoute au jeu du retournement de son boîtier la rotation savante de son tourbillon sur 2 axes, rythmé par les mouvements d’un spiral cylindrique : nouvelle étape dans la précision horlogères des montres de poignet qui s’exprime dorénavant en fractions de seconde par jour.

175 ans d’inventions au service de la Haute Horlogerie

Depuis 175 ans, décennie après décennie, à mesure que de nouveaux savoir-faire ont été intégrés à la Grande Maison de la Vallée de Joux, les bâtiments se sont ajoutés les uns aux autres, dans le prolongement de l’atelier originel d’Antoine LeCoultre, au coeur du village du Sentier, à un jet de pierre de l’endroit où Pierre LeCoultre acquit son premier terrain en 1559. Les toits de la Manufacture se sont multipliés pour former un ensemble architectural complexe qui, bien plus qu’un sanctuaire de la Belle Horlogerie, constitue aujourd’hui un prodigieux espace de création. Espace qui verra ses murs grandir encore durant les années à venir puisqu’en 2008, la première pierre est posée d’un imposant bâtiment qui offrira 9000 m2 d’ateliers supplémentaires. Sous les toits de la Grande Maison, chaque jour, plus de 1000 personnes maîtrisant plus de 40 métiers horlogers et plus de 20 technologies inventent, conçoivent, fabriquent, assemblent, règlent, sertissent, gravent ou émaillent des garde-temps uniques qui font rayonner et renouvellent en permanence la grande tradition horlogère suisse.


1559 Arrivée de Pierre LeCoultre à la Vallée de Joux

1612 Fondation du village du Sentier par Pierre II LeCoultre

1730 Fondation de la forge des LeCoultre

1833 Fondation de la Manufacture

1844 Invention du Millionomètre

1847 Invention du remontoir à bascule

1851 Médaille d’or à l’Exposition Universelle de Londres

1858 Elie LeCoultre seconde son père Antoine

1866 Nouveau bâtiment : LeCoultre devient la première manufacture de la Vallée de Joux

1870 Premiers calibres compliqués

1874 Nouveau bâtiment

1880 Fondation de Jaeger à Paris

1888 Nouveau bâtiment

1890 La Manufacture fabrique 156 calibres

1890 Premières Grandes Complications

1900 Jacques-David LeCoultre dirige la fabrication

1903 Jacques-David LeCoultre rencontre Edmond Jaeger

1907 Calibre Jaeger-LeCoultre 145, mouvement le plus plat du monde


1912 Extension de la Manufacture

1915 Aéronautique et automobile

1925 Invention de la montre Duoplan

1927 Nouveau bâtiment

1928 Invention de la pendule Atmos

1929 Calibre Jaeger-LeCoultre 101, mouvement le plus petit du monde

1930 Chronoflight

1931 Montre-bracelet 8 jours, double barillet

1931 Naissance de la montre Reverso

1932 Pendulette baguette

1933 Nouveau bâtiment

1937 Naissance officielle de la marque Jaeger-LeCoultre

1938 Appareil photographique miniature Compass

1946 Calibre Jaeger-LeCoultre 170 tourbillon

1946 Première montre automatique Jaeger-LeCoultre

1950 Naissance de la Memovox

1953 Futurematic

1953 Calibre Jaeger-LeCoultre 803, 1,64 mm de hauteur

1956 Première montre-bracelet automatique avec réveil

1958 Chronomètre Geophysic

1959 Memovox Deep Sea. Première montre de plongée munie d’une alarme

1965 Memovox Polaris

1967 Participation au Calibre Beta 21

1972 Nouveau bâtiment

1976 Calibre Jaeger-LeCoultre 900 automatique, plat, à haute fréquence

1982 Calibre Jaeger-LeCoultre 601 quartz le plus plat du monde

1983 Calibre Jaeger-LeCoultre 889

1987 Calibre Jaeger-LeCoultre 630 mécaquartz

1989 Grand Réveil

1990 Géographique

1991 Reverso 60ème

1992 Master Control 1000 Hours

1994 Reverso Duoface

1997 Reverso Duetto

1997 Nouveau bâtiment

1999 Atmos du Millénaire

2000 Jaeger-LeCoultre entre dans le groupe Richemont

2002 Master Compressor Memovox

2003 Reverso Platinum Number Two

2003 Atmos Mystérieuse

2004 Gyrotourbillon I

2005 Master Minute Repeater Antoine LeCoultre

2006 Reverso grande complication à triptyque


2007 Duomètre

2007 Master Compressor Extreme Lab

2007 Ouverture de la Galerie du Patrimoine

2008 4 séries limitées en or rose marquent les 175 ans de la Manufacture

2008 Reverso Gyrotourbillon 2

2008 Première pierre d’un nouveau bâtiment de 9000 m2